Chambly : des stratégies pour économiser
Face à l’augmentation du coût de la vie, Sophie Thewys, codirectrice de la structure Aux sources du Bassin de Chambly, livre ses habitudes afin de favoriser le respect du budget.
Sophie Thewys est fataliste. « Nous sommes tous touchés par une situation économique plus fragile. Même si l’on travaille, cela peut être compliqué de boucler son budget. »
Ainsi, la codirectrice de l’organisme Aux sources du Bassin livre ses astuces pour parvenir à vivre avec son budget. Premier secteur pour économiser, la nourriture. « On peut étudier les promotions sur le site circulaires.com, souligne-t-elle. On peut comparer entre les magasins. Et, selon les rabais, on peut choisir des recettes réalisées avec les produits achetés. Ces recettes se trouvent sur Internet, ce qui permet de faire des repas différents. »
Superflu
Le secteur de l’énergie n’y échappe pas non plus. Les économies sont possibles. « Changer d’abonnement Internet pour le cellulaire modifie un peu le quotidien, mais pas tant que ça, explique la codirectrice. On peut enlever l’illimité pour quelque chose de plus abordable. Il en va de même pour les plateformes de films et de séries, une seule suffit. Je fais aussi attention à l’usage de l’eau chaude. En surveillant mon compte d’Hydro-Québec, je lance ma laveuse aux heures creuses. Enfin, si je peux éviter de prendre ma voiture pour des déplacements non prioritaires, je prends une marche. »
Autre secteur d’économie possible et non des moindres, les vêtements et les articles de maison. « La friperie d’Aux sources du Bassin est avant tout un magasin pour tous, souligne Sophie Thewys. Elle représente de l’économie sociale. L’exigence durant le tri des dons permet de proposer des articles de qualité, voire neufs à des prix cassés. Des gens y viennent soit par nécessité, soit par volonté de ne pas mettre 150 $ pour un vêtement afin d’investir cet argent ailleurs, ou bien par souci d’écoresponsabilité pour donner une deuxième vie à un objet. Des CD aux ustensiles de cuisine, en passant par l’électronique ou le sport, nous proposons de tout sauf les gros meubles et les gros électroménagers. »
Économie solidaire
La Chamblyenne précise que la friperie n’a pas la même logique de fonctionnement que le pavillon d’aide alimentaire. « Nous encourageons tout le monde à venir acheter à la friperie. Comme je dis souvent, « Acheter une paire de bas, c’est une boîte de blé d’Inde pour le pavillon alimentaire ». La friperie sert à financer notre mission, qui est de permettre aux gens de sortir d’une situation financière précaire. Le pavillon alimentaire leur est réservé. Notre objectif est de les soutenir pendant six mois, voire un an, afin qu’ils règlent leurs problèmes. »
La flambée du prix de l’essence, depuis près d’un mois, est un signe pour Sophie Thewys concernant le pouvoir d’achat des familles. « Il n’y a pas de secret. Si le coût de transport augmente, tout va augmenter. On voit plus de monde à la friperie actuellement. Des gens viennent de Granby ou même Sherbrooke. Il faut de la volonté pour sortir ou éviter la précarité. Cinquante piasses par-ci, cinquante piasses par-là… Les économies ne sont peut-être pas toujours palpables dans l’immédiat, mais à la fin du mois, cela peut représenter 100 $, voire 150 $ qui peuvent éloigner un foyer de la précarité. »
