Chambly : des propriétaires voient leur espace commercial souillé par un locataire
Trois propriétaires, dont Lionel Fortin à Chambly, ont loué leur espace commercial à un locataire qui leur a laissé le lieu dans un état lamentable à son départ.
Lionel Fortin regrette d’avoir loué son espace commercial, dans le quartier industriel de Chambly, à un locataire peu scrupuleux. Pendant environ six mois, l’homme a occupé le local de M. Fortin. Il y opérait des activités de carrosserie et de peinture sur des véhicules.
Le locataire faisait ses travaux sans permis. Le 10 juin dernier, une inspectrice en bâtiment et une technicienne en prévention des incendies se sont présentées sur place. Une inspection a été réalisée le 15 juin. La Ville indique qu’un avis a été remis en main propre à l’homme, lui accordant un délai jusqu’au 18 juin pour vider le local et retirer les véhicules de la propriété. Un constat d’infraction de 472 $ lui a été émis. Ce n’est qu’à la fin du mois de juillet que le propriétaire du dernier véhicule sur place a récupéré son bien.
Remettre le local en état
Sur les lieux, le journal a constaté des matières inflammables qui occupaient encore les lieux. Découragé, Lionel Fortin s’est demandé si la collaboration des pompiers était nécessaire concernant la gestion de certaines matières. « Puisque l’entreprise a officiellement quitté les lieux, il revient au propriétaire de l’immeuble de remettre le local en état, y compris de gérer les matières laissées sur place, selon les règles applicables », fait savoir la Ville. Lionel Fortin a mis une semaine pour tout ramasser. « J’ai sorti 35 sacs de vidange et une vingtaine de récipients de cinq gallons », chiffre l’homme de 84 ans. Il effectue actuellement des démarches pour relouer l’espace.
D’autres victimes
Le locataire a fait d’autres victimes. William Poirier, à Saint-Césaire, lui a loué un local pendant trois ans. La troisième année, il mentionne plusieurs mois d’absence de paiement. Déchets, bris, portes et planchers arrachées sont ce qu’il décrit. « J’ai dû embaucher des gens pour nettoyer. J’ai loué des conteneurs pour vider. J’ai passé une semaine dans le garage à remettre ça propre », blâme M. Poirier. Il affirme aussi avoir constaté des comptes impayés. Il a dû donné une avance à Hydro-Québec pour rebrancher le lieu. Le gaz naturel avait aussi été coupé. « Deux ans sans gaz, j’ai dû payer pour qu’un inspecteur vérifie la tuyauterie avant de repartir le tout », se désole-t-il.
Steve Marien, à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, a aussi vécu du désagrément avec le locataire. Il lui a loué un espace de travail sur deux ans avant de reprendre son bien. « Ça avait l’air d’une vraie dompe. J’ai perdu environ 15 000 $ », raconte-t-il au journal. Il énumère aussi les coûts associés au ménage, location de conteneur, loyers impayés et bris de matériel.
Aucune démarche juridique n’a cependant été entreprise par les propriétaires.


