Chambly : des lois durcies autour de l’activité d’agent immobilier

Le gouvernement du Québec a prononcé récemment un durcissement des lois entourant la profession de courtier immobilier. Une décision saluée par les professionnels.

Maryse Villeneuve, agente immobilière chez RE/MAX à Chambly, accueille positivement la volonté du gouvernement du Québec de durcir les peines pour les agents. « Un durcissement est nécessaire, cela permettra de faire le ménage et d’encourager les agents immobiliers à respecter les bonnes manières. » Ainsi, le ministre des Finances, Éric Girard, a présenté, début avril, un projet de loi omnibus qui amènerait le montant maximal des amendes de 100 000 $ actuellement à 150 000 $ pour une personne physique et à 200 000 $ dans d’autres cas.

Aussi, les conflits d’intérêts non révélés seraient passibles d’une amende minimale automatique de 2 500 $. Enfin, les personnes ne démontrant pas la « probité requise » pourrait être empêchées d’accéder à la profession de courtier. « Avec tout ce qui s’est passé ces dernières années, il fallait passer par là, soutient Yannick Gingras, agente immobilière RE/MAX ÉVOLUTION à Saint-Jean-sur-Richelieu. Mais exercer la profession de courtier immobilier est bien plus difficile qu’auparavant. Nous sommes en formation continue et il faut toujours s’adapter. De plus, on est déjà très surveillés. »

Transparence

Pour rassurer leurs clients, les deux courtières adoptent à peu près le même système basé sur la transparence.

« Il faut toujours laisser des traces de ce que l’on a fait », précise Maryse Villeneuve. « J’ai bâti mon nom sur mon intégrité et mon honnêteté », renchérit Yannick Gingras.

Avec la sévérité des contrôles et le durcissement des lois, est-il possible pour une personne malhonnête de persévérer dans la profession? « Malheureusement, oui, reconnaît Maryse Villeneuve. Néanmoins, nous fonctionnons par références et les amendes peuvent être un frein aux activités prohibées. » Yannick Gingras continue : « C’est assez compliqué de durer en faisant du travail malhonnête, car les gens sont bien informés aujourd’hui. »