Chambly : des fournitures scolaires à acheter

Alors que la rentrée approche, le monde communautaire autour de Chambly souhaite armer ses rayons pour aider le public dans le besoin. Avec des fortunes diverses.

Le rayon « fournitures scolaires » est placé près de la caisse enregistreuse dans la friperie de l’association Aux sources du Bassin à Chambly. Habituellement plus riche, il ne prend que l’espace de deux tables, dont la moitié est occupée par les sacs d’école. « On a reçu des sacs de qualité et on en est très heureux, souligne Sophie Thewys, codirectrice de l’organisme. Mais c’est une autre histoire pour les fournitures scolaires telles que les crayons ou le papier. Et pour cause, ils sont devenus plus chers et les gens préfèrent les garder pour plus tard. »

Au fil des ans, la dirigeante a remarqué une baisse des dons dans ce domaine. « On était déjà limite l’année dernière. Cette fois, je remplis trois chariots, pas plus. Parfois, on reçoit des crayons en don, mais c’est compliqué de vendre un paquet de douze feutres si quatre ne fonctionnent pas. Ce serait vraiment bien si de gros magasins pouvaient nous aider en cédant un peu de leurs surplus de stock. Là, nous pourrions aider les gens. »

Du côté du Centre d’action bénévole (CAB) de Marieville, Stéphanie Turgeon, gérante du magasin La Cabotine, se félicite de son opération. « C’est le résultat de nos collectes sur toute l’année que nous allons reverser au CAB, explique-t-elle. On a reçu beaucoup de cartables et c’est la première fois que nous avons décidé de tout donner au lieu de le vendre en magasin. C’est notre meilleure manière d’aider les gens. »

Parrainages

Originaire de la Rive-Sud, Caroline Bernier a créé l’association Hop! La rentrée, organisme militant pour que chaque enfant puisse obtenir les mêmes outils afin de vivre une rentrée scolaire sereine. « Les fournitures scolaires représentent un gros enjeu, rappelle-t-elle. Elles sont liées à l’aide alimentaire. On travaille avec les établissements communautaires, dont certains ont triplé en termes de nombre de bénéficiaires. Cela signifie qu’ils multiplient par trois leurs demandes envers nous. Cette année, nous devrions aider plus de 2 800 enfants, soit 700 de plus qu’en 2024! »

 » Cette fois, je remplis trois chariots, pas plus.  » – Sophie Thewys

Pour aider les enfants, Hop! La rentrée dispose d’un système bien particulier. « On dessert les écoles en passant par les intervenants sociaux et le Centre de services scolaire, poursuit Caroline Bernier. Ce sont eux, les témoins de la réalité et c’est comme cela que nous sommes le plus efficaces. »

Une idée d’aide lancée par Hop! La rentrée est le parrainage d’enfants. « Le parrain aide de manière anonyme un enfant en lui procurant sa liste de fournitures ainsi qu’un sac personnalisé, poursuit la directrice générale. Nous avons une mère de quatre enfants qui a choisi d’aider quatre autres enfants en les soutenant pour la rentrée. Aussi, des entreprises participent à ce genre d’opération. Si c’est plus dur financièrement pour un employé, plusieurs se rassemblent pour soutenir un enfant. »

Collecte de fonds

Pour la rentrée 2025, Catherine Bernier annonce le prix de la facture. « Cela peut s’évaluer entre 150 $ et 200 $, selon le niveau scolaire et les rabais que chacun peut obtenir. De mon côté, j’ai eu de la chance avec des prix protégés. On devrait atteindre un prix entre 100 $ et 125 $ pour un panier contenant de 30 à 60 articles. »

Philippe Vaillancourt, responsable du service J’ai faim à tous les jours, a lancé une campagne de collecte de fonds à Chambly.

« On vient de la lancer, donc, c’est assez compliqué de sortir des chiffres pour le moment, mais la réponse de la communauté est assez bonne. On ramasse des dons pour acheter des fournitures scolaires. Nous devons nous tenir prêts, car certains parents n’osent pas demander de l’aide et nous appellent une fois la rentrée scolaire commencée. »