Chambly : des animaux de compagnie choyés

La panoplie de jouets et de médicaments pour les animaux de compagnie a évolué au point que plusieurs propriétaires ne rechignent pas à investir pour le bien-être de leurs compagnons.

« Pour beaucoup de nos clients, les besoins de l’animal passent avant tout. Ils ne regardent pas au budget. » Olivier Lebel, commis vendeur chez Animalerie Chambly, assure que les propriétaires de chiens ou de chats trouvent facilement leur bonheur dans les rayons friandises.

« Le fromage de yak, la gélatine de porc déshydratée ou les os de bonbon font partie des produits récents. Une compagnie qui propose de la nourriture suggère même du crémage gâteau d’anniversaire sur ses produits pour ses 50 ans. Les animaux de compagnie sont bien souvent gâtés comme des enfants. »

Les animaux sont choyés. Forcément, les propriétaires sont aux petits soins et redoutent la visite du vétérinaire pour des infections ou maladies. Olivier Lebel voit une partie de son rôle s’exercer dans ce soutien.

« Les gens posent des questions. Pour eux, il est important de rester en santé. Mais notre engagement se limite à nettoyer et à prévenir. Le reste appartient aux vétérinaires. »

Pour déterminer une frontière, le spécialiste précise les domaines d’intervention. « On parle de la bouche, des intestins et des articulations. Nous avons des enzymes servant au détartrage, pour soutenir les gencives, ou à combattre la mauvaise haleine. »

Confort

Afin d’améliorer le confort des compagnons à quatre pattes, les innovations ne manquent pas. « Nous avons des sachets de poudre à mettre sur la nourriture, des filtres à eau afin d’éviter les bactéries, poursuit le vendeur. Tout ce qui se fait pour l’homme, nous l’avons pour l’animal de compagnie, tels que la piscine, le chapeau, le manteau ou les souliers de plage, afin qu’il ne se brûle pas sur le sable. Il existe même un relaxant afin d’éviter l’anxiété au moment de la coupe des griffes. C’est d’ailleurs un médicament de la famille des opioïdes. »

Enfin, la notion de développement durable s’est invitée sur le marché. « On récupère le bois des cerfs tombé naturellement en forêt pour en faire une gâterie à mâcher, sourit Olivier Lebel. Les jouets provenant de matières recyclables ne sont pas un prérequis dans notre fonctionnement, mais c’est une bonne idée. »