Chambly/Carignan : les maires interpellent au sujet du transport collectif
Les maires de neuf villes de la Vallée-du-Richelieu, dont Chambly et Carignan, ont uni leur voix pour réclamer une attention particulière de la part des candidats à l’élection aux postes de députés du secteur au transport collectif sur leur territoire. Ils estiment que le financement de celui-ci est à réorganiser.
Alexandra Labbé, mairesse de Chambly, ne s’en cache pas. « La rentrée va être difficile avec beaucoup de demandes pour le transport collectif. Je suis moi-même utilisatrice du transport en commun et je me félicite d’avoir le REM. Nous constatons une augmentation de 6 à 10 % d’inscriptions en cégep et cela se matérialise sur les transports collectifs. Mais nos revenus sont vampirisés. Il manque de l’argent sur l’ensemble des couronnes. Il faut que nous ayons les moyens de nos ambitions. »
Plus de services adaptés
La mairesse pointe le circuit de l’argent généré et investi dans le secteur du transport collectif. « Le budget est figé et il faut trouver la bonne solution. L’argent part d’abord à Montréal et nous récupérons les restes. Les voitures sont plus nombreuses en couronne, c’est là qu’il faut inverser la tendance. » Plus de trajets vers le REM, plus de trajets internes à la Vallée-du-Richelieu et un entretien des infrastructures vieillissantes, voilà une partie des revendications de neuf maires de la région, dont Patrick Marquès, élu à Carignan, et Alexandra Labbé, adressées aux candidats à l’élection au poste de député provincial. « Le service ne répond pas aux besoins de la population, souligne Patrick Marquès. On souhaite des horaires adaptés et à la demande, comme il en existe dans d’autres villes. En ce moment, c’est le statu quo à cause du manque d’argent. »
Outre Chambly et Carignan, les maires de Saint-Basile-le-Grand, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Mathieu-de-Beloeil, McMasterville, Otterburn Park, Beloeil et Saint-Jean-Baptiste se sont aussi unis à la démarche. « Des milliers d’usagers dépendent exclusivement du transport collectif, affirme Marilyn Nadeau, mairesse de Saint-Jean-Baptiste et préfète de la MRC de la Vallée-du-Richelieu. Les automobilistes gagnent aussi lorsque la congestion routière diminue en même temps que la pression sur nos infrastructures routières. La mobilité, c’est une responsabilité régionale que nous devons partager avec le gouvernement provincial et nous attendons un plan d’investissement et de développement sérieux pour le transport collectif dans la Vallée-du-Richelieu. »


