Carignan : déménagement du garage municipal à venir
La Ville de Carignan a procédé à l’acquisition de l’ancien Marcil/RONA au coût de 4,5 M$, excluant les taxes. Le lieu deviendra le garage municipal des travaux publics de la Ville.
La fin du Service des travaux publics de Carignan dans les installations sises sur le chemin Bellevue approche.
Le garage municipal déménagera où se situe l’ancien Marcil/RONA, à l’angle du chemin de Chambly et de la route 112. L’acquisition a été officialisée par Carignan. La Ville a déboursé 4,5 M$, avant taxes, pour en devenir propriétaire.
Patrick Marquès, maire de Carignan, mentionne que, présentement, la Ville privilégierait l’aménagement du nouveau lieu plutôt que de démolir puis reconstruire. Le coût des aménagements n’est pas encore estimé.
Pour l’instant, la Ville n’est pas en mesure de préciser quand ses employés des travaux publics occuperont le nouveau lieu. Bien que le terrain où se trouve le garage municipal actuel appartienne désormais à Construction DJL/Eurovia, il n’y a pas « urgence » de quitter. « Ça va être décidé l’an prochain. Pour le moment, la priorité était de compléter la transaction », indique le maire.
Dans l’intervalle, l’ancien Marcil/RONA deviendra un lieu d’entreposage. Pancartes, tuyaux et autres équipements s’y accumuleront. Un espace pour l’écocentre est aussi envisagé. La planification d’une entrée de ville et d’un parc à chiens s’inscrit aussi au projet.
Des échanges de terrains
Ce mouvement découle d’un règlement d’emprunt, adopté en avril 2023, autorisant le financement des coûts liés à l’entente de promesse d’échange de terrains entre la Ville de Carignan et DJL/Eurovia.
DJL/Eurovia cédait à la Ville deux lots situés sur le site de la carrière. Leurs superficies représentaient en tout 129 925 m2. La valeur totale avait été évaluée à 9 095 000 M$. En retour, Carignan se départait aussi de deux lots. Ils étaient d’une superficie de 66 870 m2 et évalués à 6,6 M$. Sur cette zone gisent notamment l’ancien hôtel de ville, le garage municipal et des terrains de soccer. Carignan a dû verser à DJL/Eurovia une somme d’argent de 2 495 000 $ en raison de la différence de la valeur de l’échange. La Ville a aussi dédommagé DJL/Eurovia d’une somme de 5 505 000 $, constituant une aide à la relocalisation.
Une usine opérationnelle
Selon le même règlement d’emprunt, lors de la transaction, il était attendu que DJL/Eurovia investisse entre 22 M $ et 25 M$ sur le terrain de la Ville, soit environ 16 M$ pour une usine d’enrobés. L’usine est désormais construite et opérationnelle, depuis mai dernier. Aussi, 7 M$ à 10 M$ étaient attendus pour la reconstruction des bureaux de la Ville, de son atelier mécanique, de son laboratoire et d’autres bâtiments. Patrick Marquès affirme que ces travaux débuteront sous peu sur l’ancien emplacement des terrains de soccer.
Futur centre-ville
De son côté, la Ville mettait donc la main sur une partie du site de la carrière. À long terme, elle envisage d’y développer son futur centre-ville. Plateaux sportifs et commerces de proximité pourraient y voir le jour. Pour l’instant, il n’y a pas de projet d’aménagement ni de protocole d’entente.
Dans ce secteur, l’autre portion de terrain appartenait à la famille Désourdy, qui, elle, l’a vendue au promoteur Luc Poirier. Au règlement d’emprunt, bien que rien ne soit déterminé, il est inscrit que 2 000 et 3 000 logements pourraient s’y construire. « Il n’y a pas de nombre d’appartements de défini. Ce n’est vraiment qu’un potentiel. Il reste beaucoup d’étapes à franchir », convient le maire. DJL/Eurovia doit, en premier lieu, quitter l’espace. Des aménagements graduels pourront ensuite s’effectuer.
En amont, en 2021, Carignan avait déménagé son hôtel de ville. Elle devenait locataire en s’engageant dans un bail de 10 ans. En février dernier, le coût de location de l’hôtel de ville s’élevait à 195 697 $ par année.
