Audrey Pellerin, la « mère Teresa » de Chambly
Du haut de ses 20 ans, la Chamblyenne Audrey Pellerin a toute une œuvre caritative à son actif. Le journal est allé à la rencontre de celle que l’on surnomme « la petite mère Teresa », à l’aube d’un Noël qui, comme elle le rappelle, ne sera pas du même réconfort pour les plus démunis.
C’est au milieu d’une montagne de vêtements, de manteaux recueillis, et de foulards qu’elle a elle-même tricotés pour les plus démunis, que la jeune Audrey a reçu le journal en ses murs. Avec une hospitalité aussi chaleureuse que celle de leur maîtresse, des chats qu’elle a secourus se greffent aux échanges et se prélassent dans ses bras bienveillants.
« (…) j’ai toujours aimé aider les gens, car la plus belle chose au monde, c’est un sourire sur le visage de quelqu’un. » – Audrey Pellerin
« J’ai emménagé à Chambly en 2010 et n’ai plus jamais voulu quitter cette ville. J’y ai trouvé une entraide que je n’ai connue nulle part ailleurs et que j’observe entre les organismes communautaires », indique celle qui s’implique notamment auprès de l’organisme POSA Source des Monts, qui lui a aussi beaucoup apporté. « Sandra Bolduc, la directrice, me surnomme la petite mère Teresa! », révèle la jeune femme au grand cœur.
Sensible aux autres depuis toujours
« Quand j’étais jeune, j’étais scout. On aidait les sans-abris. Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours aimé aider les gens, car la plus belle chose au monde, c’est un sourire sur le visage de quelqu’un », lance Audrey. Elle admet avoir vécu « beaucoup d’intimidation » lorsqu’elle était plus jeune, ce qui a contribué à la rendre sensible à la cause d’autrui.

Depuis un certain temps, sur le Web, Audrey nourrit les mouvements qu’elle a elle-même initiés, soit Un sac par jour et Un brin de bonheur, qui lui permettent de joindre un bassin de donateurs en ligne et de collecter leurs denrées. Tout le stock, Audrey l’apporte régulièrement aux personnes sans-abris de Montréal. En compagnie de cinq complices, elle a distribué des vêtements qui ont permis de vêtir une cinquantaine de personnes pour les garder au chaud en hiver. Si elle n’attend rien en retour pour ses bonnes actions, Audrey admet qu’être confrontée à des personnes en détresse ou au profil plus agressif n’est pas toujours facile. « Des sans-abris ont été très difficiles et nous bousculaient presque pour aller eux-mêmes se servir dans la voiture. Nous avons vu des choses horribles aussi, quelqu’un qui était couché par terre et qui a commencé à uriner sur lui », révèle-t-elle pour illustrer l’envers de la médaille et la misère qui touche les plus démunis.
« En cette période des Fêtes, toute donation serait énormément appréciée (en argent et/ou soins personnels) et contribuerait à une cause qui nous tient à cœur. Avec la hausse des prix des logements, le nombre de personnes sans foyer ne cesse d’augmenter », indique-t-elle.
« Je ramasse aussi des produits hygiéniques (tampons, condoms, savons, shampooing de petits formats, etc.), ainsi que couvertures, bottes, habits chauds, hot patch, mitaines! Papier d’aluminium, briques d’allumage de feu, sacs réutilisables, boîtes de carton, couvertures de sécurité. »
Audrey a également commencé à tricoter des peluches pour les enfants malades, un art qu’elle perfectionne depuis que sa grand-mère l’y a initiée.


