Achetez maintenant, conduisez dans… un an

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Achetez maintenant, conduisez dans… un an
On rapporte une pénurie d’automobiles chez les concessionnaires en raison de l’épuisement d’une puce électronique. (Photo : archives)

Alors que la pandémie a entraîné une demande accrue pour les automobiles, les constructeurs peinent à livrer de nouveaux véhicules à leurs concessionnaires. Le journal s’est entretenu avec des concessionnaires locaux, au fait de la réalité qui frappe le marché.

Si vous souhaitez vous procurer une nouvelle voiture et avez un modèle en particulier en tête, vous risquez de devoir vous y prendre bien à l’avance, sinon de vous buter à des délais de livraison de plus d’un an en raison d’une rupture de stock. Le journal a interrogé des concessionnaires de Chambly et Carignan pour aborder la problématique.

Une pièce automobile prisée

Selon Marie-Ève Morin, directrice des ventes du concessionnaire Chambly Mazda, la pénurie d’automobiles serait liée à l’épuisement des microprocesseurs. « Il s’agit d’une puce électronique que l’on retrouve dans les capteurs et qui est utile, notamment lorsqu’on fait marche arrière. »

« Pour (…) les marques américaines et les pickups (camionnettes), comme Ford, par exemple, c’est plus difficile. » – Marie-Ève Morin

Certaines marques plus que d’autres

« En ce qui concerne les autos japonaises, la production a été affectée par le fait qu’une usine a brûlé au Japon. Mazda collabore bien avec nous et les affaires vont bien. Certains concessionnaires sont plus affectés que d’autres. C’est qu’avec la pandémie, il y a eu plus de ventes, et la pénurie de puces accentue cet écart entre l’offre et la demande. Pour nos homologues qui font dans les marques américaines et les pickups (camionnettes), comme Ford, par exemple, c’est plus difficile. », d’observer Mme Morin. Les camionnettes Ford F-150 étant désormais rares et prisées en Amérique du Nord, celles d’occasion se vendent aujourd’hui au même prix que les neuves, du « jamais-vu » selon plusieurs concessionnaires.

Chez HGrégoire, à Carignan, on se dit « débordés » plutôt qu’en pénurie, puisqu’on parvient encore à répondre à la demande d’automobiles, qui demeure forte de la part des clients. « Ça va très bien pour l’instant », confirme Claude Pruneau, directeur des ventes, qui n’a pas souhaité commenté  la pénurie observée ailleurs dans le marché.

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