Accepter la différence

Accepter la différence

MARIEVILLE – ÉDUCATION. Des activités de sensibilisation ont été organisées à l’école Mgr-Euclide-Théberge dans le cadre de la Journée mondiale de l’autisme, le 2 avril dernier.

Sur l’heure du dîner, les étudiants étaient invités à écrire ce qui les rend uniques afin de former une grande murale en mosaïque ayant la forme d’un casse-tête. Comme l’explique Lyne Rousseau, une technicienne en éducation spécialisée qui fait partie de l’équipe qui s’occupe de l’intégration des élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), ce symbole représente les autistes puisqu’ils portent une attention particulière aux détails.

Une des enseignantes, Louise Archambault, explique l’importance de la signification de cette murale. «Grâce à cette image, nous prouvons que les personnes autistes ont de multiples et divers loisirs, occupations et passions, comme tout le monde. Ils étudient ou travaillent dans bien des cas. Il s’agit de personnes comme vous et moi, qui socialisent, aiment, rient et qui ont également leur lot de peines et de difficultés.»

Mme Rousseau ajoute aussi que le message que les organisateurs ont voulu passer aux étudiants, c’est que tout le monde est unique et que, comme les autistes, chacun a quelque chose qui le rend différent.

Cette activité de création a été proposée par Natalie Masse, la mère d’un étudiant, Benjamin Masse, atteint du trouble du spectre de l’autisme. En fait, c’était la première fois cette année que les parents participaient à cette journée de sensibilisation. «C’est important de sensibiliser les jeunes pour qu’à leur tour, plus tard, ils sensibilisent leurs enfants. Il faut permettre à tout le monde de comprendre qu’être autiste, c’est une façon d’être différent», a affirmé Mme Masse.

Natalie Masse a aussi eu l’idée d’inviter Stéphanie Deslauriers, intervenante chez Mira, puisque son fils a un chien depuis un an. Elle a donc expliqué aux élèves le travail qu’elle effectue auprès des enfants autistes et le rôle que les chiens jouent dans la vie de ces jeunes. Comme l’indique Mme Rousseau, les autistes utilisent souvent des chiens, car cela les aident à diminuer leur anxiété et à se concentrer.

Il est aussi important de mentionner que l’autisme est presque cinq fois plus fréquent chez les garçons. Pour l’occasion, la boutique de bonbons Kandju a donc fourni des jujubes et la compagnie DDA Marketing des chandails, tous de couleur bleue, qui est associée à l’autisme.

Les étudiants qui ont participé aux activités de sensibilisation ont tous indiqué l’impact positif que celles-ci ont engendré sur leur perception des autistes. «Je trouve ça utile, car ça nous permet de démystifier ce qu’est l’autisme», indique Valérie Côté-Chagnon. «Ça nous permet d’apprendre à communiquer avec les autistes. Souvent les gens les traitent de bizarres et de rejets, mais nous sommes tous pareils», ajoute Gabriella Del Padre.

Afin de mieux faire connaître leur réalité aux élèves de première secondaire, une dizaine de jeunes atteints du trouble du spectre de l’autisme présenteront, pour la deuxième année consécutive, des conférences dans le cours d’éthique et culture religieuse, tout au long du mois de l’autisme.

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