Vers l’université américaine

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Par Jean-Christophe Noël
Vers l’université américaine
En compagnie de l’entraîneur assistant, Juliano, Mathieu Taillefer a visité l’Université d’État de Pennsylvanie. (Photo : courtoisie)

C’est un grand pas que le hockeyeur richelois Mathieu Taillefer a fait pour sa carrière en choisissant l’Université d’État de Pennsylvanie aux États-Unis.

Il était classé 18e au total lors du dernier encan de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il a plutôt opté pour l’université pennsylvanienne afin de poursuivre son cheminement dans la National Collegiate Athletic Association (NCAA). « On étudiait cette option et, au final, c’est la meilleure option pour moi, et c’est la décision que j’ai prise », établit Mathieu Taillefer.

En mai dernier, accompagné de sa famille, Mathieu s’est rendu sur les lieux de son futur établissement scolaire. Reçue par les entraîneurs, qui lui ont présenté le programme, la famille a fait le tour des installations de l’université. À partir du 1er août dernier, âgé de 16 ans, Mathieu était en droit de « se commettre » envers l’université américaine. « Se commettre » se trouve à être une entente verbale entre les deux parties, faisant en sorte que Mathieu appartient à l’université. Dès 9 h, le 1er août, l’Université a demandé à Mathieu s’il était prêt à s’engager. Il a répondu positivement.

Pour l’instant, l’athlète réfléchit à intégrer un programme touchant les finances à l’université. Avant toute chose, il lui reste une année à passer ici. Il complétera son cycle secondaire à l’école secondaire Fadette, où il s’alignera avec les Gaulois de Saint-Hyacinthe dans le M18 AAA, anciennement connu sous le nom du Midget AAA. L’organisation accueillera d’ailleurs cette année le prestigieux tournoi de la coupe TELUS.

Pourquoi pas la LHJMQ?

Dans les universités américaines, les équipes jouent en moyenne de 25 à 35 parties par saison. Dans la LHJMQ, ce sont 70 parties que les joueurs disputent. Certains considèrent que les universités américaines ne jouent pas suffisamment pour développer les joueurs. D’autres estiment, au contraire, que 70 parties, c’est beaucoup trop pour des jeunes qui doivent voyager de ville en ville tout en essayant de maintenir un rendement scolaire de qualité. « Je ne trouve pas que jouer autant de parties (70) dans la LHJMQ soit nécessairement meilleur pour le développement. C’est dur sur le corps. Tu as moins de temps pour t’entraîner dans le gym et pour les pratiques, et tu es toujours sur la route », explique Mathieu, justifiant en partie son choix.

Ce sont finalement les Mooseheads d’Halifax qui avaient mis le grappin sur Mathieu Taillefer lors du dernier repêchage de la LHJMQ. Consciente que les chances de voir Mathieu jouer dans le circuit Courteau étaient minces, l’équipe de la Nouvelle-Écosse avait pris un risque en 4e ronde.

« Je suis prêt à partir. » – Mathieu Taillefer

Concernant les frais scolaires de Mathieu, l’Université d’État de Pennsylvanie paie les 50 000 $ qu’il en coûte par année, englobant son logement et sa nourriture.

Loin du nid

Le cliché du une game à la fois résonne fréquemment au hockey. Bien qu’il reste une grosse saison de hockey à Mathieu ici, un départ pour s’expatrier vers les États-Unis, ça s’organise d’avance. « Je vois ça comme un objectif à atteindre un beau challenge. Je suis prêt à partir », affirme avec maturité le Richelois.

« Nous savons que Mathieu va éventuellement quitter la maison dans le but de continuer à jouer au hockey, mais nous sommes très heureux qu’il ait décidé de rester une année de plus au Québec […] cela va lui permettre de fermer la boucle avant de partir de la maison », ajoutent les parents du sportif.

Tournoi international U17

Lorsque contacté par le journal en juillet, Mathieu était à Calgary au camp de sélection des U17 organisé par Hockey Canada. Cent joueurs de partout au pays, soit 5 équipes de 20 joueurs, y étaient présents. À la suite du camp de sélection, environ 60 joueurs seront sélectionnés pour participer au tournoi international du U17, qui aura lieu en Colombie-Britannique au début du mois de novembre. En théorie, c’est en septembre qu’il saura s’il a été sélectionné. « Ça s’est super bien passé; c’était vraiment le fun. Avec la performance que j’ai eue, je pense que j’ai de bonnes chances », croit le défenseur.

Penguins ou Flyers?

L’une des plus grandes rivalités dans la Ligue nationale de hockey est celle de la Pennsylvanie, opposant les Penguins de Pittsburgh aux Flyers de Philadelphie. Elle est souvent imagée par l’utilisation de l’historique bataille de Gettysburg (Pennsylvanie) de 1863 pendant la guerre de Sécession. « Je suis plus Penguins un peu », se commet timidement, en terminant, le défenseur qui se compare à Drew Doughty.

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