Prix littéraire pour une jeune poétesse

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Par Jean-Christophe Noël
Prix littéraire pour une jeune poétesse
La Richeloise Marianne Leblanc. (Photo : courtoisie)

Lors du gala virtuel dévoilant les lauréats du concours du Regroupement littéraire Jeunesse de Saint-Ours, Marianne Leblanc a remporté le Prix de la Ferme Saint-Ours pour son recueil de poésie Les mots perdus.

C’est dès son jeune âge que les mots ont captivé la Richeloise de 18 ans. Mangeuse de livres, elle s’est laissée porter par ceux-ci. Au fil de ses nombreuses lectures, sa passion a fleuri et vers le secondaire, elle a mis sur papier ses mots, ceux qui vivaient en elle. Inspirée particulièrement par David Goudreault, elle peaufine son art et, dernièrement, elle en a récolté les fruits en recevant une bourse de 100 $, ainsi qu’un exemplaire de l’éditeur Antidote+ Abonnement familial de Druide Informatique.

Auprès des fervents de lecture, la poésie n’est pas nécessairement le genre littéraire le plus populaire, même chez les lecteurs qui constituaient le jury évaluant les livres des participants. Les membres du jury appréciaient davantage la forme narrative que poétique. Malgré tout, la plume de Marianne Leblanc a littéralement enchanté le comité qui a salué son recueil. « c’est un recueil de poésie exceptionnel. Une maîtrise du rythme, du vocabulaire et de l’art du rejet et du contre-rejet. Des mots touchants, percutants, qui communiquent avec juste la bonne dose de mystère. Une poésie qui frappe avec son rythme bien à elle. Pas besoin de rimes pour ressentir la voix de l’auteur. Les émotions percutent le lecteur attentif dont le cœur s’ouvre aux poèmes. Les mots perdus, à la fois touchant et troublant. Une vision adolescente de l’existence qui secoue les règles habituelles du journal intime. Poésie, hip-hop, slam… J’en perds mes mots… De la dentelle! », a exprimé le regroupement. Pour Marianne Leblanc, le flux créatif n’a pas d’heure et ne dort jamais. « C’est lorsque je vis une émotion forte que ça a besoin de sortir et que j’ai besoin de l’exprimer. Ce n’est pas une routine », établit la jeune femme.

« Une vision adolescente de l’existence qui secoue les règles habituelles du journal intime. » – Regroupement littéraire Jeunesse de Saint-Ours

Jeunesse et poésie

En cette ère numérique où la jeunesse est naturellement portée vers les écrans, fait-elle partie des exceptions de sa génération à écrire de la poésie? « Dans mon cercle d’amis, plusieurs sont créatifs et aiment écrire. Mais je n’ai pas l’impression que nous sommes nombreux. Je suis tombée sur les bonnes personnes je dirais », énonce celle qui aborde les thématiques du manque de confiance en soi, de l’angoisse et de l’anxiété à travers Les mots perdus. Parmi la vingtaine de poèmes qui parsèment son livre, l’autrice souligne Malaise à queue quand le journal lui demande lequel elle choisirait si elle ne fallait en lire qu’un.

Marianne Leblanc étudie au cégep du Vieux-Montréal dans le programme Art visuel où elle concentre dessin et peinture, ajoutant à son univers créatif.

À propos du Regroupement littéraire Jeunesse de Saint-Ours

Le Regroupement littéraire Jeunesse de Saint-Ours est un OBNL qui offre accompagnement et soutien pendant la période d’écriture, correction et évaluation des textes, mise en page et impression des livres aux auteurs qui participent à son concours. La 14e édition de ce dernier, dont le thème est Écrire, ça donne des ailes, est maintenant en branle.

Sous le thème Écrire, c’est laisser sa trace, le Salon, organisé par le Regroupement littéraire jeunesse de Saint-Ours, fait place à des auteurs et autrices âgés de 6 à 17 ans. Soixante jeunes ont participé au concours littéraire. Ils venaient de vingt municipalités et de sept régions du Québec. Plus de 250 visiteurs ont franchi les portes du Salon du livre pour faire la rencontre de ces jeunes auteurs.

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