Deux frères qui ont la bosse des maths

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Par Jean-Christophe Noël
Deux frères qui ont la bosse des maths
Noa Dickner et Lucas Dickner, qui reçoivent leur médaille et leur certificat des mains d’Anne Jourdain, technicienne du service de garde à l’école Carignan-Salières. (Photo : courtoisie)

CARIGNAN. Le 17 juin, les frères Noa et Lucas Dickner, de l’école Carignan-Salières, ont reçu leur certificat et leur médaille à la suite de leur participation aux Concours canadiens de mathématiques organisés par Mathematica Centrum.

Lucas Dickner vient de compléter sa cinquième année. Selon le Programme de formation de l’école québécoise, en maternelle, les connaissances se rapportant au développement cognitif de la mathématique parlent, entre autres, de compter le nombre d’amis qu’il y a dans la classe; d’associer un objet à une forme géométrique; de comparer la longueur de deux objets, etc.
Lucas Dickner,  quand il était en maternelle, effectuait des multiplications et des divisions, des moyennes et des racines carrées. Des opérations complexes pour un enfant de cet âge.

Mathematica Centrum
Le 17 avril, les concours de Mathematica Centrum avaient lieu. Tous les élèves avaient le droit de s’y inscrire. Depuis 1990, plus d’un million d’élèves au Canada et aux États-Unis ont participé à ces concours.

Concours Fibonacci
S’adressant aux écoliers de cinquième année, le concours Fibonnacci englobe quarante questions auxquelles les élèves ont soixante minutes pour répondre. « Lucas a obtenu une note de 90 % (36/40), alors que la moyenne nationale est de 55 % (22/40)! C’est un résultat exceptionnel, puisqu’il a terminé au 162e rang sur les 13 984 élèves qui y prenaient part à travers le Canada », décrit avec fébrilité Amélie Poulin, la mère de Lucas, qui participait pour une deuxième année.

162e – C’est le rang de Lucas Dickner sur près de 14 000 élèves canadiens.

Concours Byron-Germain
Le segment de concours Byron-Germain, regroupant trente questions devant être résolues en quarante-cinq minutes, s’adresse aux élèves de quatrième année. Noa Dickner, le benjamin des frères, a également fait bonne figure, terminant à 7 % de plus que la moyenne nationale affichée par les 11 628 élèves qui y participaient à travers le Canada. « C’est un très bon résultat pour Noa puisqu’il en était à son premier concours et qu’il est l’un des plus jeunes élèves de 4e année, étant né au mois d’août », ajoute la mère de famille établie à Carignan depuis six ans.

Netmath
Netmath est un environnement numérique de soutien des apprentissages et de pratique des mathématiques qu’utilisent les élèves et les enseignants. Sébastien Gagnon, enseignant de Lucas Dickner, dit « Dans Netmath, il fait des exercices de quatrième secondaire. Un élève avec de telles connaissances en mathématiques, ce n’est pas fréquent. Cependant, il travaille fort pour ces résultats. Il est persévérant et impliqué. Il se remet en question et il valide ».

Au-delà des chiffres
Regardant plus loin que les résultats, Mme Poulin complète : « Pour mes fils, participer à des concours de mathématiques, c’est très valorisant. Pour favoriser la persévérance scolaire, particulièrement chez les garçons, il faut trouver les passions des enfants et leur montrer qu’en travaillant, il est possible de réussir. »

Certaines écoles, dont le Collège Élite provenant du secteur privé, prennent en charge l’inscription des élèves. De son côté, Mme Poulin a pris l’initiative d’inscrire elle-même ses garçons.

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