30 ans de carrière pour Réal Béland

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Par Martine Veillette
30 ans de carrière pour Réal Béland
Réal Béland roule sa bosse en humour depuis 30 ans. (Photo : courtoisie - Jean-Yves Cousture)

L’humoriste Réal Béland souligne ses 30 ans de carrière avec son spectacle Faire semblant, dont la première partie est assurée par sa fille Charlotte. Il le présentera à Saint-Mathias-sur-Richelieu le 23 novembre, et à Chambly le 18 avril.

« C’est le show le plus humain de ce que j’ai fait. C’est mon meilleur en trente ans, souligne-t-il. Je suis arrivé à avoir un bel équilibre entre l’absurde et le stand up. » L’humoriste précise que les gens pourront notamment le voir dans son personnage de M. Latreille.

L’artiste mentionne qu’il offre deux versions de son spectacle. Une plus intime, comme ce qui sera présenté à la salle Pauline-Casavant, à Saint-Mathias-sur-Richelieu, et une version avec écran, où il diffuse ses meilleurs moments, comme celui présenté au Pôle culturel de Chambly.

Pour célébrer ses 30 ans de carrière, le prix du billet pour tous ses spectacles a été fixé à 30 $.

Avec sa fille

L’humoriste se réjouit que sa fille de 24 ans présente sa première partie en interprétant trois chansons. « Je trouve ça extrêmement touchant », dit-il.

Réal Béland souligne toutefois le danger de lui confier son avant-spectacle. « Je voulais qu’elle soit impeccable et qu’elle puisse faire la première partie de n’importe qui. Je ne voulais pas que les gens disent qu’elle était là parce que “ c’est la fille de “. Elle est talentueuse. Elle prépare un album. J’ai hâte que les gens la découvrent. Charlotte me suis partout depuis deux ans », indique fièrement le papa.

Sa carrière

Au cours des 30 dernières années, Réal Béland a évolué dans différentes sphères artistiques, soit la scène, la télévision et le cinéma. C’est d’ailleurs ce dont il est le plus fier, d’avoir touché un peu à tout. « Je ne suis pas bon dans tout, mais je suis pas pire dans tout », blague-t-il.

« C’est le show le plus humain de ce que j’ai fait. C’est mon meilleur en trente ans. » – Réal Béland

L’humoriste soutient qu’il « se tanne vite de quelque chose ». C’est pour cela qu’il a besoin de varier ses champs d’expertise. Il ajoute que si « on lui avait dit en début de carrière qu’il allait vivre tout ça, il ne l’aurait pas cru! »

Celui qui a étudié en théâtre est devenu humoriste un peu par hasard, et aussi parce qu’il voulait se créer du travail. « Quand je suis sorti de l’école de théâtre, j’ai passé des centaines d’auditions et je n’en ai pas décroché une. J’étais toujours finaliste et terminait deuxième ou troisième. Je me disais que quelqu’un prenait ma place. J’ai décidé de créer ma place et d’écrire un numéro comique. Je suis un bon comique. Je l’ai écrit avec Stéphane Lefebvre et ça a marché tout de suite. J’ai été chanceux et j’ai pu gagner ma vie », raconte-t-il.

Deux éléments font qu’il aime particulièrement son métier, soit le travail d’équipe et l’aspect créatif. « Le travail d’équipe, pour moi, c’est le bonheur. J’aime être entouré de gens que je connais. Je suis heureux quand je trouve de bonnes idées. Si je n’en trouve pas, c’est une journée manquée! » exprime-t-il.

L’humoriste espère continuer de faire rire les gens longtemps… peut-être un autre 30 ans. « J’ai toujours dit que je n’arrêterais pas, mais je vais sûrement ralentir », dit-il.

L’homme soutient avoir toujours plein de projets en tête. Pour l’instant, en plus de son spectacle, il anime l’émission de télévision En rodage, qui présente le processus créatif de différents humoristes. Il espère qu’il y aura une deuxième saison.

Syndrome d’Asperger

Réal Béland a reçu l’an dernier le diagnostic du syndrome d’Asperger en même temps que sa fille Charlotte. « J’ai toujours pensé que j’étais quelqu’un de timide et d’antisocial. Plus ma vie avance et plus je suis capable d’entrer en contact avec les autres. Je fais partie des Asperger qui évoluent avec les expériences de la vie. Ma fille aussi », explique-t-il.

Le fait qu’on lui ait appris sur le tard, soit à 47 ans, lui a permis, estime-t-il, de progresser dans son métier. « Si je l’avais su plus tôt, je ne crois pas que j’aurais fait autant de choses, indique-t-il. Je pense que je me serais bloqué. Ma fille a le même type. Je lui conseille d’essayer de ne pas mettre la faute sur l’Asperger et d’avoir le moins d’irritants possible. »

Réal Béland souligne avoir évolué dans le monde du spectacle très jeune en raison de son père, Réal Béland, acteur et humoriste québécois. Ce qui fait en sorte que pour lui, « faire des spectacles est banal ».

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