Vague de mécontentement contre la Fondation Caramel

Vague de mécontentement contre la Fondation Caramel

Monique Mainville dit ne pas avoir reçu l’aide nécessaire de la Fondation Caramel pour s’occuper d’un chat errant.

ANIMAUX. Cinq plaintes contre la Fondation Caramel ont été déposées en 2016 au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) par des citoyens qui déplorent la qualité des services de l’organisme.

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La fondation s’occupe du contrôle animalier à Chambly et à Saint-Mathias-sur-Richelieu depuis octobre 2016 et janvier 2017.

Par le biais d’une demande d’accès à l’information, le Journal de Chambly a obtenu les documents d’inspection concernant la Fondation Caramel.

Les conclusions de ces plaintes ne sont pas publiques. On peut tout de même lire que les plaignants auraient déjà retrouvé des cadavres de chats et constaté la présence de 600 animaux en même temps, dont certains malades, dans les installations de la fondation.

Deux autres plaintes ont déjà été traitées en 2014, dont une a été jugée fondée. Le MAPAQ avait relevé une « présence d’animaux présentant des signes de maladie non isolés des autres et une propreté déficiente ». En septembre de la même année, la situation était toutefois réglée, selon les rapports.

La présidente de la Fondation Caramel, Louise Meunier, a déclaré qu’elle n’était pas la seule à qui des reproches sont faits.

« Des plaintes, il y en a partout. Il n’y a pas un établissement qui peut se vanter, les bretelles en l’air, de ne pas en avoir eu. »

Plusieurs avertissements émis

Le MAPAQ a effectué une dizaine d’inspections dans les locaux de la fondation de 2013 à 2016. Seules celles de 2013 ont découlé en des avis de non-conformité. Les rapports produits dénotaient notamment l’absence de locaux d’isolement et de quarantaine ainsi que la présence de cages trop petites.

Dans les années suivantes, bien que ces rapports mentionnaient que l’ensemble des éléments n’était pas conforme, des améliorations ont été notées. En 2014, des travaux ont été entrepris pour répondre aux normes. En 2016, la Fondation Caramel attendait de recevoir des subventions pour compléter les rénovations.

Malgré ses améliorations, trois municipalités, qui se disaient insatisfaites de la qualité des services de l’organisme, ont résilié leur contrat en 2016. Il s’agit de Sainte-Cécile-de-Milton, Acton Vale et le canton de Roxton.

La présidente de la Fondation Caramel a préféré ne pas commenter ces décisions, car elle est en cour présentement avec l’une des municipalités.

Le Groupe d’intervention de protection des animaux de compagnies (GIPAC-Q) a aussi reçu de nombreuses plaintes de citoyens, adressées aux municipalités desservies par la Fondation Caramel, et de bénévoles de l’organisme. La plus récente a été déposée en mars a mentionnée une administratrice, Claire Lessard.

Procédure du MAPAQ

Le relationniste du MAPAQ, Yohan Dallaire, explique que lorsque le ministère est interpellé, il commence par vérifier la véracité de la preuve. Pour ce faire, un inspecteur se rend sur les lieux dans les 24 heures suivantes. Un rapport est alors produit et remis au propriétaire.

Si la plainte est fondée, le MAPAQ dispose de quatre recours qui peuvent être combinés. Il s’agit de recommandations, d’avis de non-conformité, de rapports d’infraction et de saisies d’animaux. Dans le cas où un avis de non-conformité est émis, comme ce fut le cas pour la Fondation Caramel, un délai est fixé pour apporter les changements. Au terme de celui-ci, une autre visite a lieu.