Une médaille de bronze pour un Chamblyen au Tritahlon Xtrême

Une médaille de bronze pour un Chamblyen au Tritahlon Xtrême

Milos Kostic et Philippe Lacroix ont participé au Triathlon Xtrême Canada Man/Woman à Lac-Mégantic.

Crédit photo : Adaée Beaulieu

Philippe Lacroix, un athlète originaire de Chambly, a remporté la médaille de bronze dans la catégorie des 55-60 ans en terminant le Triathlon Xtrême Canada Man/Woman en 18 heures et 17 minutes, le 9 juillet, à Lac-Mégantic.

L’homme de 58 ans considère cette compétition comme la plus belle qu’il n’ait jamais réalisée. Même s’il a eu quelques moments de découragements et qu’il a dépassé son objectif de temps, soit 15 ou 16 heures, il a persévéré jusqu’au bout.

« Maintenant, je comprends le sens du mot extrême. J’ai réalisé que je n’avais pas assez d’entraînement pour cette compétition-là », admet-il.

Philippe Lacroix est rempli d’admiration pour son ami de 76 ans, Milos Kostic, qui a complété ce défi avec lui malgré son âge. En 2006, M. Kostic a réalisé un record mondial dans la catégorie des hommes de 65 à 69 ans en complétant le Championnat du monde d’Ironman en 11 heures et 29 minutes.

Déroulement

Les deux hommes se sont présentés sur les lieux de la compétition à 4 h du matin le 9 juillet.

« J’étais très fébrile jusqu’à ce que ça commence. Je n’ai pas dormi les deux nuits d’avant », raconte M. Lacroix.

Avant de relever le défi, ils ont participé à une marche commémorative de 30 minutes en mémoire des victimes de la tragédie ferroviaire qui s’est produite à Lac-Mégantic en 2013.

Philippe Lacroix a ensuite entrepris le parcours avec son équipe de soutien composée de Germain Givry et de Guy Leblanc. Les deux hommes l’ont accompagné pour s’assurer de son état de santé.

La première portion de l’épreuve consistait à parcourir 3,8 km à la nage dans le noir.

« Pendant le premier kilomètre, on avait le vent dans le visage et des vagues arrivaient sans qu’on les voie », raconte M. Lacroix

« Maintenant, je comprends le sens du mot extrême. » – Philippe Lacroix

« À un certain moment, je suivais la lumière d’un canot de sauvetage plutôt que celle d’une bouée », mentionne-t-il en rigolant.

L’athlète a ensuite enfourché un vélo pour parcourir 180 km de côtes dont l’inclinaison était de 10 à 12 %. Un orage qui a duré 30 minutes a ralenti les participants ainsi que la vitesse du vent qui variait de 20 à 30 km/h. Néanmoins, Philippe Lacroix indique que la température de 20 °C était idéale.

L’étape la plus difficile selon lui était de monter une pente d’environ 15 % pendant les trois derniers kilomètres. Elle était tellement abrupte que presque tous les participants ont dû la franchir en zigzaguant.

Il a ensuite terminé la compétition en parcourant 42 km à la course. Environ 60 % du parcours se déroulait dans des sentiers accidentés. La dernière portion de la course consistait à gravir la dernière montée abrupte de 8,5 km menant au sommet du mont Mégantic.

« J’ai couru toutes les descentes, 50 % sur le plat et j’ai marché toutes les montées », indique M. Lacroix.

Projets à venir

Maintenant que Philippe Lacroix a réussi ce défi, son ami Milos Kostic l’a mis au défi de prendre part aux autres triathlons extrêmes en Europe.

L’athlète a aussi un autre projet en tête. « J’aimerais faire un autre Ironman. Il me semble que je trouverais ça facile », affirme celui qui a fait celui du Mont-Tremblant en juin.

Pour le moment, il a déjà prévu compléter un marathon à Regina en Saskatchewan en septembre.