Réveil explosif à Saint-Mathias

Réveil explosif à Saint-Mathias

Une image des pièces pyrotechniques retrouvées dans le parc de l’école Pointe-Olivier à Saint-Mathias.

Crédit photo : Courtoisie

Les citoyens de Saint-Mathias-sur-Richelieu se font réveiller en sursaut les fins de semaine d’été, alors que d’imposantes pièces pyrotechniques éclatent durant la nuit.

Dave Adams, citoyen et candidat aux prochaines élections dans le parti de l’opposition a amené les pétards qu’il a retrouvés sur le terrain du parc près de l’école Pointe-Olivier à la séance du conseil du 10 juillet.

« Ce ne sont pas des petits pétards chinois anodins. Ce sont vraiment des pièces massives, de près de 24 pouces de haut et de 3 de large », fait-il remarquer.

Il a invité les élus à élaborer une stratégie plus efficace afin de « coincer ces délinquants qui pourraient causer de lourds dommages en plein cœur de la municipalité notamment à l’école, l’église patrimoniale, les voitures et les habitations environnantes ; et qui causent un stress important pour les citoyens. »

La Ville a conservé les « pièces à conviction », qu’elle a remises à la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent dès le lendemain.

En moins de 12 heures, la mairesse, Jocelyne G. Deswarte faisait le suivi par courriel auprès de M. Adams, l’informant que la Municipalité avait communiqué avec la police.

Surveillance accrue

« La police augmentera la présence policière, en voiture ou en vélo pour porter attention à ce secteur », prévient le porte-parole de la Régie, Pierre Tremblay.

Selon M. Adams, le problème est cyclique et revient chaque année. Il a également déjà soumis ce cas à la police par le passé.

« Je veux amener le conseil à prendre conscience que c’est plus important que des petits pétards pour qu’ils mettent en place un plan d’action pour cerner le problème en aval des événements », espère M. Adams.

Un changement dans les règlements municipaux pour restreindre, encadrer ou surveiller l’utilisation de pièces pyrotechniques serait souhaitable, selon lui.

Les pétards ont éclaté dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, au parc de l’école Pointe-Olivier. Ce même scénario s’est aussi produit les 22, 23 et 30 juin, ainsi que les 8 et 9 juillet. Généralement, les citoyens retrouvent des bouteilles d’alcool vides parmi les débris des pétards.