Quand le airbrush courtise les artistes

Quand le airbrush courtise les artistes

Yannick Parent souhaite démocratiser l’art de l’airbrush.

Crédit photo : Courtoisie

Le parc des Voiles en verra de toutes les couleurs, le 6 août, lors de l’exposition des œuvres de airbrush de l’Atelier Artyan de Saint-Mathias-sur-Richelieu. Sous la dizaine de chapiteaux, la variété était au rendez-vous, parmi les tableaux, les t-shirts et les motos.

« Je suis l’un de ceux allergiques à la routine. Avec le airbrush, il n’y a jamais un projet qui se ressemble », assure l’enseignant et artiste, Yannick Parent.

Ce médium offre un monde de possibilités pour les apprentis et les artistes bien établis. En passant de la murale aux maquillages et aux vêtements, l’artiste souhaite démontrer que « le airbrush a une coche de plus à faire découvrir, par sa polyvalence ».

Selon le Mathiassois, il existe autant de possibilités que de créateurs. Les surfaces sur lesquelles les artistes peignent transforment également les œuvres.

Yannick Parent s’intéresse aussi à la peinture en trois dimensions, où les lunettes sont nécessaires pour contempler le résultat final. « C’est interactif et on veut intéresser les gens pour leur montrer la différence », décrit-il.

« On a encore du chemin à faire pour que le airbrush fasse son entrée dans les grandes galeries d’art. C’est encore vu comme underground, il y a encore des préjugés, le premier étant qu’il faut avoir du talent pour en faire » lance tout bonnement l’artiste.

Selon lui, les adeptes de ce type de peinture n’ont pas besoin d’exceller en dessin. Il suffit de maîtriser les bonnes techniques.

Premiers pas

Une quinzaine d’élèves ont pris part à l’exposition. Dans la classe de Yannick Parent, la recrue avait 13 ans à ses débuts, tandis que son doyen est âgé de 81 ans.

« Ça ratisse large, l’airbrush est bon tant pour les accros de flammes et de têtes de mort que pour les artistes de paysages. On peut faire du figuratif, de l’abstrait », énumère celui qui enseigne depuis 15 ans.

C’est en feuilletant une brochure du magasin Omer De Serres que l’artiste s’est intéressé à la peinture en vaporisateur. « J’avais vu un équipement et j’avais dit que je devrais m’y mettre un jour. On me l’a offert à Noël et j’ai eu toutes les misères du monde à trouver de la formation pour apprendre. Je suis devenu le pionnier à donner des cours », se remémore l’artiste.

Renseignement : www.artyan.net