L'eau de la Terre fait mon bonheur

Chronique environnementale Vert l'avenir

Publié le 7 avril 2017

Lise Perreault

©Gracieuseté

Avec la Journée mondiale de l'eau qui s'est déroulée le 22 mars, et le Jour de la Terre qui se déroulera le 22 avril, mars et avril sont des mois charnières en environnement, à moins que la charnière, ce ne soit la Journée internationale du bonheur, 20 mars.

Lise Perreault

lise_perreault@hotmail.ca

Le point de jonction des journées consacrées à l'eau et à la Terre et de la Journée internationale du bonheur, c'est la préoccupation environnementale. Considérer le bonheur national brut (BNB) comme étant plus représentatif de la vie réelle que le produit national brut (PNB), c'est reconnaître la suprématie du bonheur sur le revenu national. Forte de cette considération, l'Organisation des Nations Unies a décrété, en 2013, la Journée internationale du bonheur.

Depuis, l'ONU a lancé un programme de développement durable articulé autour de 17 objectifs dont voici quelques-uns: eau propre et assainissement, énergie propre et d'un coût abordable, villes et communautés durables, consommation et production responsables, mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques, vie aquatique, vie terrestre.

L'ONU a aussi adopté un accord mondial sur les changements climatiques. On élabore donc, lors des jours consacrés à la Terre, à l'eau, au bonheur, des projets pour réduire le CO2 et bonifier l'air, ne plus gaspiller l'eau, en prendre soin, on cible la sauvegarde des éléments vitaux.

Au Québec, nous pouvons être fiers de l'abondance et la qualité de notre eau douce, quoiqu'avec les projets astronomiques, économiques et pétroliers, on s'apprête à mettre terme à ce privilège inestimable. Quand l'eau coule au compte-goutte pour de nombreux déshérités de la planète, ici, on prévoit la gaspiller et la souiller par millions de tonnes. Pour produire l'or très, très noir.

Avec les mégaprojets pétroliers que nous prépare en douce la Loi 106, peut-être remontrons-nous le PNB, mais notre BNB fera un plongeon extraordinaire, une nature saine étant la condition sine qua non pour préserver la santé. Dès qu'on en prend conscience, difficile d'atteindre la tranquillité d'esprit, car peut-on vraiment être heureux en mettant en place un avenir désastreux pour les enfants? On cherche à nous faire endosser un Québec pétrolier, une nature enlaidie, souillée avec une régularité chronométrique sans parler des si fréquents déversements accidentels de produits pétroliers. Je ne crois pas que ça nous rendrait heureux, je crois que ce serait faire échec aux objectifs louables et combinés de ces trois jours internationaux.