Bob Bissonnette, une occasion ratée

Denis Bélanger denis.belanger@tc.tc
Publié le 9 septembre 2016

À l’instar de plusieurs, j’ai été pris par surprise par le décès tragique (à la suite d’un accident d’hélicoptère) du chanteur Bob Bissonnette. Je ne l’ai interviewé qu’une seule fois et j’ai loupé une occasion de le connaître davantage.

Quand j’ai su au printemps que cet ancien joueur de hockey donnerait deux spectacles durant l’été dans la région, je me suis proposé de réaliser l’entrevue pour nos pages culturelles. L’entretien avait duré environ une heure. En plus de parler de son parcours et de son répertoire de pièces, nous avions échangé sur quelques sujets d’actualité sportive.

Originaire de la région de la Capitale-Nationale, Bob avait évidemment un penchant pour les Nordiques. Je lui avais suggéré d’écrire une chanson sur le fait que la LNH n’avait pas encore accordé d’équipe à Québec et de baptiser la pièce C’est la faute à Gary!

J’ai eu du plaisir à faire cette entrevue. Bob était d’une grande authenticité. Pas de cassette, il était parfois cru, mais s’assumait. Il ne voulait composer que sur des thèmes qu’il connaissait. Il m’a raconté qu’il planchait sur une chanson sur les «tailgates» au football. Il ne se considérait pas comme un expert du sport, mais se sentait à l’aise de parler des célébrations d’avant-match. «Les tailgates je connais ça», m’avait-il dit.

Il m’a trouvé bien sympathique et m’avait fait une invitation : «Si jamais tu viens à un de mes shows, tu t’arrangeras pour venir en arrière, on prendra une bière ensemble». Il avait notamment rendez-vous à Saint-Jean-Baptiste le soir de la Fête nationale. C’est le jour même que ma conjointe et moi avions décidé d’y aller. Finalement, nous étions arrivés pour la deuxième partie du spectacle qui suivait le feu de la Saint-Jean.

Je n’ai finalement pas répondu à l’invitation de Bob. Nous étions avec les enfants et je m’étais dit :«Il est tard, on va aller à la maison pour le bien des kids». J’ai pris la décision seul. En fait, ma conjointe n’a appris que cette semaine que Bissonnette m’avait invité à aller lui parler après le spectacle. «La prochaine fois, parle m’en, tu ne passes pas sur des occasions comme ça». Elle a bien raison. R.I.P. Bob Bissonnette.

Deux équipes intrigantes

Je n’ai jamais été en faveur de la création de la Coupe du monde de hockey en raison de la participation des professionnels aux Jeux olympiques. Mais je dois dire que je félicite les bonzes de la LNH d’avoir fait preuve d’innovation, soit la création des équipes Europe et Amérique du Nord (les espoirs de moins de 23 ans). Les gens sont toujours attirés par la nouveauté et ces équipes permettent selon moi de donner un cachet particulier à l’événement.