L’expérience culturellement enrichissante de Philippe Robin

L’expérience culturellement enrichissante de Philippe Robin

Le Chamblyen Philippe Robin est en Inde, actuellement. (Photos : gracieuseté)

Âgé de seulement 17 ans, le Chamblyen Philippe Robin vit l’expérience d’une vie en Inde. Après avoir terminé ses études secondaires, il s’est envolé vers le deuxième pays le plus peuplé au monde pour étudier.

« Ça fait longtemps que je voulais faire un voyage étudiant, a raconté Philippe, rejoint par vidéoconférence à Rajkot, dans l’état du Gujarat. Au début, je voulais faire une année sabbatique pour voyager, mais ça n’a pas passé avec mes parents ! »

Arrivé à la fin du mois de juin, Philippe est hébergé dans une famille anglophone de cette province de l’Ouest indien. Il y restera pendant 10 mois.

L’expérience est enrichissante, non seulement au point de vue culturel, mais aussi puisqu’il en apprend plus sur ce pays d’Asie.

« Quand je suis arrivé en Inde, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’un pays où tout est très pollué avec des rues surpeuplées, mais ce n’est pas vraiment ça, a-t-il confié. J’habite dans une ville considérée moyenne [environ 1 500 000 habitants, comparable à la ville de Montréal]. Quand je suis allé à Delhi [la capitale de l’Inde, la troisième région métropolitaine la plus populeuse au monde avec 26,5 millions d’habitants], c’était plus le bordel ! »

Au départ, Philippe croyait qu’en visitant l’Inde, il allait voir la vie sous un second angle.

« Finalement, ce que j’ai compris, c’est qu’il y a plus qu’un angle sous lequel on peut voir la vie. Si moi, je le vois d’une manière X, une fille qui a grandi à Pékin peut le voir d’une manière Y. Il n’y en a pas une mieux que l’autre. »

Choc culturel

Comme Philippe Robin l’explique, la culture indienne est bien plus que les traditionnels clichés.

« Au Canada, il n’y a pas mal juste une culture, avec le sirop d’érable et les ceintures fléchées ! a-t-il rigolé. En Inde, c’est différent. Juste pour ce qui est des langues, il y a 22 langues officielles reconnues, dont l’hindi et l’anglais, mais ces deux langues ne composent que 40 % de la population. »

Parfois, dans deux villages séparés par une dizaine de kilomètres, les communications peuvent être difficiles puisque les dialectes parlés ne sont pas les mêmes.

« En gros, tous les gens que je côtoie régulièrement parlent anglais, a affirmé le Chamblyen. Au Gujarat, les gens parlent également le gujarati. J’ai appris quelques bases, je suis capable d’aller au marché seul et prendre le rickshaw, un taxi à trois roues. »

Philippe s’est senti très bien reçu en Inde. Il explique que les Indiens sont toujours bien heureux de voir des Occidentaux capables au moins de dire quelques mots dans leur langue natale et s’intéresser à leur culture.

Études

En Inde, Philippe en profite pour étudier et faire sa 11 année en commerce au collège Rajkumar, construit par les Britanniques, il y a environ 150 ans.

Chaque matin, les étudiants se réunissent pour entendre le bulletin météo, apprendre les grandes lignes des nouvelles, faire une prière et écouter l’hymne national indien.

À son retour, il compte aller au collège Champlain en sciences sociales. Il vise également faire une maîtrise en journalisme d’enquête.

« Les gens qui font en sorte que la vie va mal, je veux dévoiler ce qu’ils font au grand jour, a déclaré le jeune homme. Je veux tout faire pour contrer les inégalités. »