Le syndicat chez Unibroue reçoit de nouveaux appuis

Le syndicat chez Unibroue reçoit de nouveaux appuis

Daniel Boyer s’est adressé aux employés de l’usine Unibroue sur la ligne de piquetage, le 13 juillet.

Crédit photo : Annabelle Baillargeon

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer a fait une visite de solidarité aux grévistes de l’usine de Chambly Unibroue, le 13 juillet.

« Je viens vous voir aujourd’hui, mais j’espère ne jamais revenir, a lancé avec espoir le président de la plus grosse centrale syndicale du Québec. Vous pouvez compter sur notre appui et on espère que la convention collective sera négociée le plus rapidement possible ! »

« C’est l’été, c’est le temps d’en profiter pour boire de la bière. Je souhaite seulement qu’on en produise plus et faite par vous », a-t-il enchaîné dans sa courte allocution aux membres.

Historique

Depuis le 28 juin, les discussions avec la conciliatrice ont été suspendues entre les deux parties. La grève a été déclenchée le 7 juin.

« Tant que les enjeux d’ancienneté et de respect ne sont pas au centre de la table, nous ne pourrons pas avancer dans la négociation », a rapporté le directeur du service des relations publiques du syndicat Teamsters, Stéphane Lacroix.

Ce dernier confirme le souhait des employés à retourner à la table de négociation. Ils s’attendent toutefois à ce que la partie patronale soit bien disposée à échanger sur ces enjeux.

« C’est la reconnaissance syndicale même que l’on met en péril quand on ne reconnaît pas l’ancienneté et c’est ce qui mène aux conflits », a ajouté M. Boyer.

« Nous voulons leur rappeler notre solidarité et que si la grève s’éternise, ils peuvent compter sur nos appuis », a promis le président de la centrale syndicale.

Employeur

L’employeur ne prévoit aucun problème d’approvisionnement chez ses clients et les consommateurs quant à ses produits. La direction affirme avoir démontré de l’ouverture dans les discussions, qui avançaient, selon elle.

« Je dirais qu’actuellement, il y a une bonne partie de réglée. Il en reste, mais il y a beaucoup de propositions sur la table qui permettent de prendre en considération les préoccupations du syndicat. Ça nous tient à cœur, mais on veut le faire dans un contexte économique auquel l’entreprise est confrontée et de productivité et de flexibilité. Il y a des objectifs des deux côtés », nuançait en entrevue téléphonique le directeur de l’usine, Stéphane Lafrance, il y a quelques jours.