Une journée de 25 heures

Une journée de 25 heures

La journée du 5 novembre prochain durera 25 heures en raison du recul de l’heure.

Crédit photo : Yessica Chavez

Canadiens et Américains reculeront leurs montres et horloges d’une heure le 5 novembre prochain vers 2 h du matin, heure de l’Est. Une mesure à la base économique, mais est-ce qu’elle remplit bien cette mission ?

Le changement d’heure aurait été mis de l’avant par le physicien et diplomate américain Benjamin Franklin en 1784. Son idée de décaler les heures aux changements de saison devait permettre d’économiser de l’énergie.

L’efficacité de cette modification a été remise en question par plusieurs études et chercheurs. Selon des enquêtes menées aux États-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne, avancer l’heure a un faible impact sur la consommation d’énergie, et même que dans certains cas, cette dernière peut même augmenter légèrement.

Certains commerçants affirment que le changement d’heure n’est pas quelque chose qui les affecte. C’est notamment le cas des commerces ouverts 24 heures.

« Pour nous, avancer ou reculer l’heure n’a pas réellement d’impact économique majeur. On paie simplement une heure de plus aux employés qui travaillent la journée où on recule l’heure et une heure de moins à ceux qui sont là lorsqu’on avance l’heure », affirme Sophie St-Jean, cadre au Tim Hortons de la rue Larivière, à Chambly.

Le changement d’heure entraîne toutefois un peu plus de confusion dans les établissements qui ferment à 3 h du matin comme les bars. « C’est toujours un peu compliqué quand on change l’heure d’expliquer clairement aux clients quelle est notre heure de fermeture. Généralement, on fonctionne selon l’achalandage qu’il y a tout en respectant la loi sur les établissements servant de l’alcool, bien sûr », commente Marc Dandurand, propriétaire du motel Mon Repos.

En ce qui concerne l’impact économique de cette mesure, M. Dandurand partage l’opinion de Mme St-Jean. « Je ne crois pas qu’il y ait un réel impact économique. Par contre, ce qui est plaisant quand on recule l’heure, c’est qu’on peut profiter un peu plus de l’ensoleillement », ajoute-t-il.

Rappels

Les employeurs s’entendent toutefois sur l’importance de rappeler aux employés la date du changement horaire. « C’est évident que chaque fois qu’on change l’heure, on va avoir des gens qui vont se tromper. Ils vont être soit trop d’avance, ou bien, en retard. J’essaie toujours de prévenir en encerclant la date sur le calendrier et en laissant des notes de rappel » raconte Marc Dandurand.

Pour éviter ces situations, les employeurs ont recours à des rappels réguliers durant les jours précédant le changement d’heure. « Nous mettons des affiches à côté des horaires des employés et on leur en parle de vive voix », précise la gestionnaire du Tim Hortons.

La mesure a été uniformisée au Canada pour la première fois en mars 1963. C’est seulement depuis 2007 que le Canada et les États-Unis ont convenu de changer l’heure au même moment à l’automne et au printemps.