Fêter Noël comme il y a 400 ans

Fêter Noël comme il y a 400 ans

L’Atelier conte en musique et images fera découvrir les traditions de l’ancien temps aux Angèloiriens.

Crédit photo : Yessica Chavez

Revivre les célébrations de Noël comme dans les années 1600, c’est ce que propose le spectacle Noël en Nouvelle-France de l’Atelier du conte en musique et en images (ACMI) le 3 décembre à l’église de Sainte-Angèle-de-Monnoir à 15 h.

L’événement réunira sur scène quatre musiciens qui joueront des chansons datant du 17e au 19e siècle avec environ sept instruments de l’époque.

Ceux-ci sont de rares répliques d’instruments qui pour la plupart sont exposés en musées à travers le monde.

« Chaque instrument qu’on va jouer a été fait à la main, sur commande, par une personne qui est très passionnée et qui a dû fouiller dans des manuscrits de ce temps-là pour pouvoir reproduire ce qu’on voit dans les musées », explique Philippe Gélinas, directeur d’ACMI.

Chaque appareil, selon de sa complexité et ses détails, peut coûter entre 2 000 $ et 10 000 $.

Trouver des personnes qui savent en jouer peut également être compliqué.

« Présentement au Québec, il y a au plus 100 personnes qui ont appris comment jouer ce type d’instruments. Quand j’ai commencé, il y a 40 ans, on était peut-être une vingtaine qui s’y intéressait. Maintenant, certaines universités comme McGill et l’Université de Montréal offrent des cours sur ces appareils anciens », commente M. Gélinas.

2 000 $ à 10 000 $
C’est le montant que peut coûter un instrument ancien selon sa complexité.

Histoire

Le spectacle s’inspire du livre ancien intitulé Noëls en Nouvelle-France, écrit par l’historien, journaliste et bibliothécaire Ernest Myrand.

Philippe Gélinas a voulu faire revivre les bons côtés de la culture de l’époque.

« On a souvent l’impression quand on parle de ces temps-là que c’était une période noire. On oublie qu’il y avait tout un aspect festif et que les gens dans ce temps-là avaient tout un système de divertissement qui consistait à se rassembler, faire de la musique et danser », explique le directeur d’ACMI.

Pour le porte-parole de la Fabrique de l’église, Jean-Paul Bergeron, l’œuvre représente une occasion de démocratiser l’histoire.

« C’est une très belle occasion de faire connaître la culture ancienne qui est méconnue dans notre société. On dit souvent que pour se projeter dans le futur il faut connaître son passé. Ce spectacle vient avec une valeur pédagogique ajoutée au plaisir d’entendre la musique », déclare M. Bergeron.

Lieu de rencontre

Jean-Paul Bergeron se réjouit que ce type de spectacle soit présenté à l’église, d’autant plus qu’un des musiciens habite à Sainte-Angèle.

« Avec un dôme en bois qui permet d’avoir une excellente acoustique, le spectacle aura un caractère intimiste. Ça va faire revivre l’église autrement », soutient le porte-parole.

Pour Philippe Gélinas, ce lieu est un des meilleurs pour présenter son spectacle.

« On l’a fait l’année passée à la Place des Arts à Montréal, mais c’était plus froid. L’église, selon moi, est un lieu propice pour faire revivre ces chansons de Noël et notre spectacle lui redonnera ses airs de lieu de rencontre qu’elle avait auparavant » fait remarquer le musicien.

Participation

Le quatuor musical fera participer le public à son spectacle avec des chansons à répondre.

Les plus curieux pourront rencontrer les artistes à la fin pour échanger, notamment, des informations sur les instruments joués, leur provenance et leur utilisation dans l’ancien temps.

Le groupe de l’Atelier du conte en musique et en images vendra également son disque cet après-midi-là.

Les billets seront en vente directement à la porte la journée du spectacle.

Ils se vendront au coût de 10 $ pour les 12 ans et plus et 5 $ pour 5 à 11 ans. Ce sera gratuit pour les enfants de 4 et moins.