Dominique Hudson enflamme Chambly

Dominique Hudson enflamme Chambly

Dominique Hudson était entouré de six musiciens pour livrer ses plus grands succès.

Crédit photo : Annabelle Baillargeon

C’est dans le rythme latin et l’énergie survoltée que Dominique Hudson a conclu la série de spectacles Sur l’air de Chambly, le 9 août. Le public du parc des Ateliers a été transporté à Cuba, le temps d’une soirée.

« Je ne veux pas que les gens sentent que c’est le même spectacle de ville en ville, mais plutôt qu’ils assistent à quelque chose qui ne reproduira jamais », a mentionné l’artiste au bout du fil.

Celui qui se qualifie lui-même d’entertainer se promène depuis cinq ans sans arrêt sur les routes du Québec. Après un court arrêt à Chambly l’année dernière, il y a posé ses valises une fois de plus, tout droit revenu de Chicoutimi.

Déclic

C’est au cours d’un périple d’un an dans les Caraïbes que le chanteur s’est imprégné de la culture latine et qu’il a découvert sa couleur comme artiste.

Dominique Hudson a découvert la salsa et les danses latines grâce à son père, qui a longtemps travaillé dans l’animation des mariages.

« Avec moi, le public va comprendre les paroles des chansons, qui sont à 95 % en français », a-t-il assuré.

Un choix réfléchi, pour l’artiste, qui souhaite démocratiser ce style musical dans la province.

« Je n’ai pas envie de devenir un latino. Je suis un Québécois qui aime cette musique alors pourquoi ne pas la faire en français », a-t-il résumé.

Envol

Le succès monstre qu’a connu la chanson Despacito cet été encourage le chanteur, qui reconnaît que son style musical est encore snobé dans la province.

« Despacito me donne raison, c’est devenu un hit planétaire, c’est qu’il y a bien quelqu’un qui en veut  », a-t-il compris.

« La musique latine est presque encore underground, a-t-il enchaîné. On n’en diffuse certainement pas assez considérant le nombre de voyageurs qui se rendent dans le sud. »

S’il reconnaît que cette musique est considérée comme quétaine par quelques-uns, Dominique Hudson croit plutôt qu’elle est rassembleuse.

« C’est comme la Macarena, il n’y a rien de plus rassembleur que la musique des îles, elle est contagieuse, comme un vrai aimant », a-t-il comparé.

La saison des spectacles extérieurs les mercredis soir s’est donc terminée avec de grands sourires sur les visages du public conquis. Dominique Hudson a su faire lever la fête pour célébrer la fin de l’été au parc des Ateliers.