Des créations qui explorent « la musique de l’âme »

Des créations qui explorent « la musique de l’âme »

Danielle Nadon dira de son œuvre Les Feux de l’âme que « pour faire durer une flamme, il faut l’entretenir dans l’âme ».

Crédit photo : courtoisie

L’artiste peintre Danielle Nadon participe à une exposition à la Galerie mp tresart, à Durham-Sud, présentée par un collectif et ayant comme thème La musique de l’âme.

Quatre créations signées par l’artiste chamblyenne figurent parmi des dizaines d’œuvres : Mes démons, Sérénité, Les feux de l’âme et Reflet de soi. « 90 % de ces œuvres ont été peintes pour cette exposition, précise l’artiste âgée bientôt de 67 ans. La galeriste Mélanie Poirier m’a donné beaucoup de possibilités de me dépasser. »

Danielle Nadon confie trouver « des fois difficile de répondre à des thématiques », mais elle a pu « quand même trouver des façons » pour y arriver. Elle relate avoir été amenée à entreprendre des recherches. « J’ai beaucoup lu sur les techniques, sur les maîtres. Je n’ai pas de backround universitaire; ce que je veux savoir, je vais le chercher moi-même ».

Artiste autodidacte

L’aînée de huit enfants a toujours nourri sa passion pour les dessins. « J’aime dessiner ; je parle au téléphone, je crayonne, illustre l’artiste. Une passion née de mon intérieur. D’où ça vient ? Je ne le sais pas. » Sa mère « était très créatrice; faisait de la broderie japonaise et créait pour subvenir à nos besoins ».

« Ce que je veux savoir, je vais le chercher moi-même. » – Danielle Nadon

Après une carrière de 46 ans dans le secteur bancaire, elle prend sa retraite, mais continue à travailler à temps partiel. Et depuis une vingtaine d’années, elle a retrouvé les pinceaux pour de bon. Elle dit avoir « un besoin viscéral » de répondre à « sa passion pour les formes et les couleurs, la brillance et la texture. » Et ajoute : « mes sujets préférés m’emportent vers des horizons inconnus. La terre, l’espace, le ciel et l’eau m’inspirent. »

L’artiste utilise comme technique « les couleurs de coulage, différentes sortes d’acrylique; des acryliques fluides et j’ajuste au besoin. »

Des œuvres primées

Un survol de son travail montre combien l’approche demeure « abstraite » après avoir touché au figuratif pendant une certaine période. Dans ses créations, le trait dominant est la recherche. « Regarder autour de soi avec les yeux de l’imaginaire me donne mille possibilités de créer de façon libre et inventive. Je dévoile à travers mes créations ma fougue et ma détermination. » Elle évoque le tableau Les feux de l’âme pour souligner qu’« à tous les jours, j’invente mon chemin ».

En février de l’an dernier, Danielle Nadon fut promue artiste professionnelle de la relève par l’Académie internationale des beaux-arts du Québec. Elle remporte à maintes reprises les premières places au vote du public de cette institution. Elle reçoit également le Certificat de grande distinction (technique distincte) à la 45 exposition internationale Villers-Cotterêts, en France et une médaille de bronze lors de la 46 exposition internationale de Bruges, en Belgique.

Quatre œuvres vont prendre le chemin de la France pour faire partie d’une exposition, annonce l’artiste. À partir de mai, le Corps de garde du lieu historique national du Fort Chambly va accueillir ses créations . Elle y sera de retour en septembre après avoir exposé également durant l’été au Marché Bonsecours.

On peut voir les œuvres de l’artiste à la Galerie mp tresart jusqu’au 30 juin.