Le niqab et la Constitution au cœur du débat

Publié le 25 septembre 2015

Le bloquiste Gilles Duceppe, le conservateur Stephen Harper, le néo-démocrate Thomas Mulcair, Elizabeth May, du Parti vert, et le libéral Justin Trudeau avaient rendez-vous dans les studios de Radio-Canada, jeudi, pour une joute verbale de deux heures.

©Capture d'écran - Radio-Canada/YouTube

POLITIQUE. Le port du niqab et la Constitution ont provoqué des étincelles jeudi soir, à l'occasion du premier débat des chefs en français de la présente campagne.

Le conservateur Stephen Harper, le néo-démocrate Thomas Mulcair, le libéral Justin Trudeau, le bloquiste Gilles Duceppe et Elizabeth May, du Parti vert, avaient rendez-vous dans les studios de Radio-Canada, pour une joute verbale de deux heures animée par Anne-Marie Dussault.

Patrice Roy, chef d'antenne à Radio-Canada, et le chroniqueur de La Presse Yves Boisvert ont posé les questions sur les divers thèmes abordés, soit les services gouvernementaux, l'environnement et le rôle du Canada dans le monde.

Le port du niqab lors de la prestation du serment de citoyenneté canadienne et la Constitution ont donné droit à des échanges intenses.

«Si un homme ne peut pas dire à une femme comment s'habiller, l'État ne devrait pas dire une femme comment ne pas s'habiller», a mentionné le chef libéral Justin Trudeau.

Le chef conservateur Stephen Harper a indiqué qu'«on ne devrait pas cacher son identité quand on se joint à la famille canadienne».

Le chef néo-démocrate a accusé M. Harper de se servir de ce dossier comme d'une «arme de distraction massive». «Stephen Harper tente de cacher son bilan derrière la question du niqab», a ajouté Thomas Mulcair.

À l'instar du premier débat en anglais, les chefs ont par ailleurs abordé la question de la souveraineté du Québec.

Le bloquiste Gilles Duceppe a dit croire que le Canada serait d'accord avec une question claire comme: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant?». «Je ne vois pas comment le Canada pourrait refuser de négocier», a-t-il poursuivi.

Le premier ministre sortant a indiqué que la question d'un éventuel référendum était «passée date». «Les Québécois sont clairs: ils ne veulent pas d'autres référendums», a déclaré M. Harper.

TC Media

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©Capture d'écran - Radio-Canada/YouTube


POLITIQUE. Le port du niqab et la Constitution ont provoqué des étincelles jeudi soir, à l'occasion du premier débat des chefs en français de la présente campagne.

Le conservateur Stephen Harper, le néo-démocrate Thomas Mulcair, le libéral Justin Trudeau, le bloquiste Gilles Duceppe et Elizabeth May, du Parti vert, avaient rendez-vous dans les studios de Radio-Canada, pour une joute verbale de deux heures animée par Anne-Marie Dussault.

Patrice Roy, chef d'antenne à Radio-Canada, et le chroniqueur de La Presse Yves Boisvert ont posé les questions sur les divers thèmes abordés, soit les services gouvernementaux, l'environnement et le rôle du Canada dans le monde.

Le port du niqab lors de la prestation du serment de citoyenneté canadienne et la Constitution ont donné droit à des échanges intenses.

«Si un homme ne peut pas dire à une femme comment s'habiller, l'État ne devrait pas dire une femme comment ne pas s'habiller», a mentionné le chef libéral Justin Trudeau.

Le chef conservateur Stephen Harper a indiqué qu'«on ne devrait pas cacher son identité quand on se joint à la famille canadienne».

Le chef néo-démocrate a accusé M. Harper de se servir de ce dossier comme d'une «arme de distraction massive». «Stephen Harper tente de cacher son bilan derrière la question du niqab», a ajouté Thomas Mulcair.

À l'instar du premier débat en anglais, les chefs ont par ailleurs abordé la question de la souveraineté du Québec.

Le bloquiste Gilles Duceppe a dit croire que le Canada serait d'accord avec une question claire comme: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant?». «Je ne vois pas comment le Canada pourrait refuser de négocier», a-t-il poursuivi.

Le premier ministre sortant a indiqué que la question d'un éventuel référendum était «passée date». «Les Québécois sont clairs: ils ne veulent pas d'autres référendums», a déclaré M. Harper.

TC Media