Procès Turcotte: l'accusé témoigne de sa souffrance dans le couple

Publié le 19 octobre 2015

Guy Turcotte a amorcé son témoignage lundi à son procès pour le meurtre de ses deux enfants.

©TC Media – Elaine Nicol

SAINT-JÉRÔME. Guy Turcotte a entamé son témoignage à son procès pour le meurtre de ses deux enfants, hier matin au palais de justice de Saint-Jérôme. Victime d'intimidation à l'école primaire, il a toujours eu une faible estime de lui, un manque d'assurance, alors qu'Isabelle Gaston avait une très grande assurance et c'est ce qui l'avait attiré vers elle, a raconté l'accusé.

À la demande de son avocat, il a expliqué comment le couple s'est rencontré et comment, rapidement, la relation s'est effritée à cause des nombreuses chicanes.

Turcotte a fait la nomenclature de sa relation avec Isabelle Gaston, qu'il a qualifiée de difficile. «Il y avait beaucoup de chicanes. Mon réflexe dans ce temps-là était de le prendre personnel, je me culpabilisais et je me retirais. Isabelle disait que je boudais», a-t-il expliqué.

Guy Turcotte a raconté qu'il y a eu des moments heureux après la naissance des enfants.

Au fil de l'interrogatoire, on découvre que toutes sortes d'ajustements ont été faits par le couple pour que ça fonctionne, mais les chicanes étaient de plus en plus fréquentes. Même qu'en 2007-2008, Turcotte a eu des pensées suicidaires. «J'ai pensé au suicide et à des moyens comme utiliser du lave-glace, du poison à rat, la pendaison, mais ça ne durait pas longtemps».

Dans sa déclaration d'ouverture, l'avocat de la défense, Me Pierre Poupart, a annoncé qu'il présentait une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Le premier témoin entendu, hier matin, a été le frère aîné de l'accusé, Gilles Turcotte, qui a parlé de sa relation avec son frère après les événements.

Après le témoignage de Turcotte, la défense devrait faire entendre quelques témoins experts, psychologues et psychiatres. Le témoignage de l'accusé devrait être complété aujourd'hui et, par la suite, ce sera le contre-interrogatoire de la Couronne.