La mémoire de Francine Bissonnette commémorée


Publié le 8 mai 2017

Le corps de Francine Bissonnette a été découvert dans son logement de la rue Beaulac, à Chambly, le 5 juin. Elle était en processus de séparation avec son conjoint, Daniel Déry.

©Gracieuseté

MÉMOIRE. Les proches de Francine Bissonnette, assassinée en 2016 par son conjoint, se réuniront au gymnase de l’école Sainte-Marie à Chambly, le 4 juin, pour honorer sa mémoire.

Ses parents et amis souligneront son premier anniversaire de décès. Elle a été assassinée le 5 juin 2016 et son conjoint Daniel Déry, a été accusé du meurtre.

« L’idée est venue de sa fille, Geneviève Caumartin, affirme la directrice générale de la Maison Simonne-Monet-Chartrand, Hélène Langevin. Elle nous avait contactés par Facebook pour souligner le premier anniversaire du départ de sa mère. »

L’organisme, qui soutient  les femmes et les mères victimes de violence conjugale ou vivant diverses difficultés, a naturellement accepté de s’impliquer dans cette démarche. L'événement aura lieu à l’école où Mme Bissonnette travaillait, comme préposée auprès des jeunes handicapés.

L’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) sera présente lors de cette journée, en plus du personnel de la maison d’hébergement de Chambly.

« Pour les proches, les regroupements de gens et la mobilisation permettent de sentir l’empathie et peuvent favoriser le deuil », souhaite Mme Langevin.

Geneviève Caumartin souhaitait que sa mère ne sombre pas dans l’oubli. 

Hélène Langevin

De concert avec la police

À la Maison Simonne-Monet-Chartrand, les intervenantes travaillent à cibler les indices de dangers pour les femmes et à établir des scénarios de protection possibles pour chacune d’entre elles.

« Le problème, c’est qu’il existe encore de la confusion entre de la violence conjugale et une chicane de couple pour la police. On travaille fort avec le ministère de la Sécurité publique pour améliorer les liens entre les maisons d’hébergement et la police », affirme la directrice de l’établissement de Chambly.

Hélène Langevin souhaite une mise à jour du processus de réception et de révision des plaintes pour violence conjugale. Elle cite en exemple le protocole implanté à Philadelphie, où la collaboration entre les ressources pour les victimes et les policiers a fait exploser la proportion de plaintes retenues.

« On ne peut pas se permettre de faire que de petits pas lorsqu’il se produit des assassinats », lance-t-elle.

Mme Langevin ne passe pas sous silence la tragique histoire de Daphnée Huard-Boudreault, dont l’ex-petit ami Anthony Pratte-Lops est accusé de meurtre.

« On exerce une présence silencieuse dans ces procès. On n’en manque pas un », ajoute la directrice.

Appeler à l’aide

La directrice de l’organisme rappelle aux proches de femmes, qui subiraient de la violence conjugale, d’encourager les victimes à venir chercher de l’aide. « C’est un devoir de citoyen », croit-elle.

« Il faut savoir que la maison est là pour aider même si un hébergement n’est pas nécessaire. Nous sommes ouverts 365 jours par année et une ligne téléphonique est accessible 24 heures sur 24, tous les jours de la semaine », promet-elle.