Les villes interviendront pour régler la situation


Publié le 17 mai 2017

Un aperçu des locaux de la Fondation Caramel.

©Photo: Gracieuseté

RÉACTIONS. Les villes de Chambly et Saint-Mathias-sur-Richelieu comptent intervenir pour répondre au mécontentement des citoyens à l’égard de la Fondation Caramel.

Le 10 mai, le maire de Chambly, Denis Lavoie, a été informé par une citoyenne d’une situation qu’il juge inadmissible. La direction générale de la Ville rencontrera la Fondation Caramel pour obtenir des explications, a mentionné le maire.

À la fin du mois d’avril, une autre citoyenne, Monique Mainville, avait déjà fait parvenir une lettre au maire Lavoie pour dénoncer le mauvais service qu’elle a reçu de l’organisme.

Mme Mainville a dû recourir à un autre refuge pour s’occuper d’un chat errant qui ne quittait pas son balcon. Elle a d’abord fait appel à la Fondation Caramel, mais elle tombait constamment sur la boîte vocale. La seule fois qu’elle a réussi à parler à quelqu’un, on lui a demandé ses coordonnées, mais elle n’a jamais eu de retour d’appel.

« La Ville met beaucoup d’argent dans une fondation qui ne s’occupe pas des animaux », a déploré Mme Mainville.

Pour sa part, la mairesse de Saint-Mathias-sur-Richelieu, Jocelyne G. Deswarte, s’est engagée à analyser le dossier. Si elle découvre des problèmes, elle s’adressera à l’organisme et pourrait même se rendre sur place, a-t-elle affirmé.

Crystiane Neveu de l’organisme Les chats sans toit, qui connaît la Fondation Caramel, a confirmé que le service à la clientèle n’est pas convenable et qu’aucune statistiques ne sont fournies aux villes. Ce sont ces éléments que déploraient le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, lorsqu’il a mis fin au contrat.

Mme Neveu attribue le nombre important d’animaux accueillis par la Fondation Caramel au vide dans la règlementation de certaines villes.

« Jamais je ne vais lancer des pierres à des gens qui ont à cœur de s’occuper des surplus d’animaux », a-t-elle affirmé.