Un Mathiassois enseigne l’agriculture à des familles au Honduras


Publié le 14 avril 2017

Jean-Philippe Gélinas de Saint-Mathias enseigne l’agriculture à des Honduriens pendant un an.

©Photo: TC Media - Adaée Beaulieu

VOYAGE. Jean-Philippe Gélinas, un jeune homme de 23 ans de Saint-Mathias-sur-Richelieu, s’est envolé pour un an au le Honduras, le 18 avril, afin de faire de la coopération internationale dans le domaine de l’agriculture.

Celui qui a étudié en horticulture occupe le poste de conseiller en agroécologie, c’est-à-dire une forme d’agriculture se rapprochant de la nature, dans la ville de La Esperanza. Le projet auquel il participe s’étale sur trois ans et vise à créer cinq espaces d’éducation en milieu rural. Par le biais de celui-ci, les différents organismes espèrent rejoindre 1000 familles.

Parmi les thèmes qui sont abordés, autant dans la formation théorique que pratique, se retrouvent la diversification des terres ainsi que la revalorisation des déchets.

Jean-Philippe Gélinas espère que son travail fera une différence à long terme pour les familles qu’il aura formées.

« Je sais que j’ai bien fait mon travail quand je reviens et que les gens ont continué à travailler, qu’ils se sont approprié ce qu’on a fait et qu’ils n’ont plus besoin de moi », affirme-t-il. Le meilleur coopérant du monde est celui qui travaille à perdre son emploi. »

Expérience

Jean-Philippe Gélinas a déjà eu une influence dans la vie d’autres personnes en participant à un stage professionnel de six mois, qu’il a complété en mars.

Dans le cadre de celui-ci, il a formé une soixantaine de femmes afin qu’elles deviennent autonomes dans la pratique de l’agriculture à la maison. Une dizaine de celles-ci ont aussi participé à son projet, soit de réaliser des jardins familiaux.

Impact

Le jeune homme a décidé de s’orienter vers l’international, car son travail au Québec était seulement saisonnier et il ne désirait pas avoir de temps morts. Il espérait aussi acquérir d’autres compétences.

Jean-Philippe Gélinas compte continuer à travailler à l’international quelques années. Il poursuivra dans cette voie tant qu’il y aura des postes à combler.

« Je ne suis pas inquiet. Le jour où je vais revenir au Québec, je vais pouvoir être très compétitif sur le marché du travail », déclare-t-il.

« Si tu es capable dans une entrevue de démontrer que cette expérience t’a apporté une capacité d’adaptation que les autres n’ont pas et un sens du leadership, tu vas te démarquer », conclut le jeune homme.